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Un nouveau système de classification et d’étiquetage des produits chimiques – le Système Général Harmonisé (SGH) – a été élaboré au niveau international. En Europe, le règlement CLP (Classification, Labelling and Packaging) prend en compte les recommandations du SGH et établit de nouvelles règles de classification, d’étiquetage et d’emballage des produits chimiques.
Ainsi, seront repris par l’étiquetage :
Il est primordial de rappeler qu’aucun matériau ne protège contre toutes les substances chimiques.
En cas de manipulation de peintures acryliques ou époxy, les gants conseillés sont en laminé de polyéthylène ou en nitrile épais.
Pour l’utilisation de peintures polyuréthanes avec du MDI (diisocyanate de diphénylméthane) ou du TDI (diisocyanate de toluylène) il est possible de recommander des gants en caoutchouc butyle, nitrile, élastomères fluorés ou en laminé de polyéthylène. (Source : INRS)
Une étude menée en 2009 par l’ADST-RP de Paris a abordé le vécu du risque chimique chez les peintres via une approche psycho-sociologique. Il s’avère que s’ils n’ont que peu de connaissances concernant les compositions des produits, en revanche, les pictogramme sont connus et utilisés. Un travail d’information et de formation sur les risques encourus lors de l’utilisation des peintures doit donc être mené par les services de santé au travail chez cette population de travailleurs qui place la qualité de son travail et la satisfaction des clients avant tout.
Céramique, métaux ou oxydes métalliques fabriqués à des tailles inférieures à 100 nanomètres, les nanoparticules sont utilisées comme additifs dans l’industrie des peintures afin d’en accroître la résistance à l’abrasion ou aux rayures, la protection UV, la résistance à la corrosion, la résistance antibactérienne… Exemple, le dioxyde de titane a été classé 2B (cancérogène possible pour l’homme) par le CIRC en 2006. Il peut être rencontré dans la composition de certaines peintures. Les salariés manipulant ce composé sous forme de poudre pour la fabrication des peintures y sont exposés. Néanmoins, toute technique mettant en suspension ces particules peut générer un risque d’inhalation ou de pénétration cutanée.
Il est donc nécessaire d’appliquer les règles générales de prévention du risque chimique (R4412 du code du travail).
Les mesures de protection doivent permettre de supprimer les risques de contacts avec l’opérateur ou en cas d’impossibilité de réduire l’exposition à un niveau aussi bas que possible.
